Virginie Hermans

L’arbitrage féminin est une chose qui me tient très fort à cœur. Donc je me suis investie à 100% dans ce nouveau défi que je m’étais fixé ! J’ai participé à des nombreux projets pour développer l’arbitrage féminin dans le hockey.

Je rêve que chaque match dame soit arbitré par des arbitres féminines. Il y a encore du travail et du chemin à faire !

 

Pourquoi être devenue arbitre ?

Je suis devenue arbitre car je voulais continuer à m’investir dans le hockey après ma carrière de joueuse. J’avais envie de rendre au hockey ce qu’il m’avait offert depuis toutes ces années.  Ce fût une belle occasion de vivre ce sport de l’autre côté du rideau, du côté des officiels.

En tant que joueuse, on ne réalise pas tout ce que l’arbitrage fait en coulisse.

 

Que diriez-vous pour convaincre quelqu’un de devenir arbitre ?

Être arbitre c’est être le chef d’orchestre d’un match de hockey. On donne le rythme du match. On fait en sorte que la mélodie s’accorde entre tous les acteurs sur le terrain.

Sans chef d’orchestre, pas de musique !

Sans arbitre, pas de match ! 

C’est une place qui n’est pas facile sur le terrain. Nous ne sommes pas là pour être sous les projecteurs. Le meilleur arbitre c’est celui qu’on ne voit pas sur un terrain mais qu’on entend quand il le faut !

Sa Bio

J’ai commencé le hockey à l’âge de 12 ans. Mon papa était gardien à l’Orée et je suis donc depuis toute petite dans cette grande famille du hockey.

À 13 ans j’étais dans une équipe garçons. Les joueurs ne me faisaient jamais de passes. J’ai donc décidé de devenir gardienne.

Rapidement j’ai été sélectionnée en équipe nationale. J’ai joué en U16, U18 et U21. J’ai ensuite été sélectionnée en équipe A à 17 ans.

À 22 ans, je suis rentré dans la Police. Il était devenu difficile de combiner mon nouveau métier de policière avec le hockey de haut niveau.

J’ai donc décidé d’arrêter l’équipe nationale. Mais j’ai continué à jouer en division d’honneur jusqu’à mes 25 ans.

Ensuite je suis tombée enceinte et j’ai arrêté le hockey. J’ai recommencé en 2009 à l’Antwerp avec Sofie Gierts. Ces années à l’Antwerp ont été les plus belles années de ma carrière. Nous avons été championnes à plusieurs reprises. Je suis retombée enceinte et j’ai complètement arrêté ma carrière de joueuse à ce moment-là.

 

Mais une vie sans hockey était impossible. 

 

Alors je me suis mise à l’arbitrage pour apporter encore quelque chose à ce sport qui m’a donné tellement d’émotions durant toutes ces années. 

La Ligue Francophone de Hockey

La LFH est l’organe fédérateur des clubs et de ses  membres en Fédération Wallonie-Bruxelles,  les représentant et défendant leurs intérêts. Elle vise à promouvoir la pratique et le  développement du hockey en rendant ce sport attrayant et connu de tous. La Ligue est à l’écoute des clubs, met à leur  disposition une série d’outils les  accompagnant dans leur croissance,  dans une perspective de qualité. Elle soutient les clubs dans la mise en place  de leur plan de développement individuel,  en tenant compte de leurs spécificités. La LFH et la VHL collaborent étroitement avec l’ARBH afin de développer le hockey à tous les niveaux et de manière coordonnée entre les différentes régions de notre pays. Nous partageons les mêmes ressources et le même bureau à Bruxelles.

 

 

« Sans arbitres, pas de matches ! Sans respect pour les arbitres, les valeurs du sport sont bafouées ! »
La Ligue Francophone de Hockey (LFH) s’inscrit pleinement dans le projet « arbitrage », développé par le Panathlon Wallonie-Bruxelles avec la collaboration de plusieurs fédérations de sports collectifs. Il est primordial de soutenir les arbitres à tous les niveaux de jeu, de leur proposer un trajet de développement permanent, mais aussi de susciter de nouvelles vocations au niveau des clubs et chez les plus jeunes. Et cependant, de plus en plus fréquemment, des incidents regrettables nous reviennent à l’encontre du corps arbitral. Avec l’ensemble du monde sportif, la LFH souhaite replacer l’arbitre au milieu du jeu, dans le respect de l’éthique et des valeurs du sport.

 

Dominique Coulon, secrétaire général de la LFH