Alain Laitat

L'ADEPS au service de l'arbitrage francophone

On ne peut que se réjouir de l'intérêt croissant que suscite l'arbitre. Jusqu'à peu, il était, force est de le reconnaître, le parent pauvre des acteurs du sport. Pourtant l'arbitre, ou plus précisément le corps arbitral, est essentiel au bon déroulement des rencontres sportives et, de sa qualité dépend également la qualité de celles-ci.

 

Pour l'administration des sports cette importance est une réelle priorité qui s'est matérialisée dès la fin des Jeux de Rio qui ont vu briller des arbitres francophones comme, notamment, Laurine Delforge, qui a arbitré une demi -finale puis la finale en Hockey, Arturo Di Giacomo, qui a eu l'honneur de siffler la demi-finale qui se jouait entre l'Italie et les USA, les deux grands du volley-ball mondial ou encore, en tennis de table, Isabelle Beumier, Abdelhak Chbibi pour le taekwondo...Bref, nos référés sont une référence. Mais l'image de marque qu'ils offrent à la Fédération Wallonie Bruxelles ne doit pas cacher une réalité bien différente qui fait parfois de l'arbitre le bouc émissaire des frustrations des acteurs de' t err ain comme des supporters et c'est l'image de marque de la profession, souvent un sacerdoce en fait, qui est écornée. Les services de l'Administration générale du Sport (ADEPS) ont donc souhaité s'investir dans ce domaine, qui s'inscrit pleinement dans l'éthique sportive.

 

C'est ainsi que nous organisions une première grande journée et une soirée de l'arbitrage en début de 2017 à Namur, en pleine collaboration avec la commission des officiels du COIB et de I'AISF qui représente l'ensemble des fédérations sportives. Nos services créaient donc, sur le modèle de l'Ethique et du Projet de vie, un réseau de référents arbitrage en même temps qu'ils accompagnaient la création de la CICAF, la Commission lnterfédérale du Corps Arbitral Francophone, au sein de I'AISF.

 

De son côté, l'administration voyait avec satisfaction le vote du Parlement concernant le nouveau « décret sport» adopté le 2 mai 2019 qui intègre l'arbitrage en lui donnant une définition, en accordant aux arbitres internationaux le même statut qu'à nos sportifs de haut-niveau en matière d'accompagnement, de dispense de service, et en n'oubliant pas un module spécifique de subvention pour la formation d'arbitre qui était déjà l'objet d'un décret en matière de subventionnement de l'organisation de modules et de programmes sportifs de promotion et de développement du sport, c'était le 14/11/2018.

 

Enfin, dans la foulée nous organisions une deuxième grande journée de réflexion sur l'arbitrage qui se concrétisait le 18 juin par la deuxième soirée de I' Arbitrage au musée de la Boverie, au cœur de Liège, et pour la première fois l'élection de l'arbitre de l'année avec comme lauréats Marika Boulanger (internationale, et élue deux fois meilleur arbitre de l'année en Belgique) et Arturo Di Giacomo (pour l'ensemble de sa carrière) tous les deux issus du volley-ball.

 

Toutes ces avancées significatives amèneront, nous l'espérons, encore plus de respect entre les acteurs du sport. Si l'arbitre n'est pas le garant du fair-play, il ne peut néanmoins que s'en réjouir et en être bénéficiaire comme tout le monde du sport, d'ailleurs.

 

Personne de contact: Charles Bourgeois - charles.bourgeois@cfwb.be

 

 

Alain LAITAT Administrateur général du sport